⚠️ Les informations de dosage présentées ici sont fournies à titre strictement informatif et pédagogique.
En France, l’usage du glyphosate est interdit aux particuliers depuis 2019. Ces données concernent uniquement des usages professionnels réglementés.
Définir la bonne dose exige de vérifier la concentration, souvent 360 g/L ou 720 g/L, selon la résistance de la plante visée.
Ce calcul précis garantit l’efficacité du désherbage tout en limitant l’impact environnemental.
Vous craignez sûrement de griller un gazon ou de gâcher inutilement du produit en cherchant le parfait dosage glyphosate pour votre pulvérisateur, et c’est une question que tout jardinier se pose.
Cette hésitation est bien normale, car verser une quantité approximative revient finalement à jouer à la loterie avec l’efficacité réelle du traitement et la sécurité de votre environnement immédiat.
Pas de panique, nous allons voir ensemble les ratios précis à respecter et les méthodes d’application infaillibles pour obtenir un résultat net sans prendre le moindre risque inutile.
Dosage glyphosate : la concentration et le type de plante, les deux clés
La concentration du produit : le premier facteur à vérifier
Vous pensez que tous les bidons se valent ? Grosse erreur.
La différence se joue sur la concentration en matière active (g/L), souvent 360 ou 720 g/L. Ce détail change radicalement votre dosage glyphosate et l’approche à adopter.

C’est mathématique : un produit à 720 g/L est deux fois plus puissant qu’un 360 g/L. Le calcul du volume à diluer doit donc s’ajuster en conséquence.
Ne vous fiez pas au nom « Roundup ». C’est la concentration indiquée sur le bidon qui reste le point de départ de tout calcul.
Adapter la dose à la végétation : toutes les mauvaises herbes ne sont pas égales
Traiter une pousse annuelle comme un chardon, c’est jeter l’argent par les fenêtres. Distinguez les mauvaises herbes annuelles (faciles) des plantes vivaces ou ligneuses (ronces, liserons) bien plus résistantes.
Pour les annuelles, une dose faible suffit. Pour les vivaces, il faut augmenter la concentration de la bouillie pour atteindre les racines profondes.
Surdoser sur des herbes faciles est inutile et néfaste. Le bon dosage, c’est l’efficacité sans le gaspillage.
L’étiquette du fabricant : votre seule véritable feuille de route
Malgré les conseils du web, la seule information valable est celle sur l’étiquette. C’est une obligation légale et votre seule garantie de sécurité.
Le fabricant a testé son produit dans des conditions précises. Ignorer ses recommandations, c’est jouer avec l’efficacité et votre sécurité.
Bref, lire l’étiquette n’est pas une option. C’est la première étape indispensable avant d’ouvrir le bidon. C’est aussi simple que ça.
Calculer la bonne dose : les chiffres concrets pour votre pulvérisateur
Maintenant que les principes sont clairs, passons aux chiffres. Vous êtes ici pour savoir combien de produit verser exactement dans votre pulvérisateur.
Comprendre les tableaux de dilution : un jeu d’enfant ?
Les fabricants indiquent souvent le dosage glyphosate en ml par litre. Le tableau suivant clarifie la situation pour 5 litres. Gardez en tête que ces chiffres sont indicatifs : confirmez-les avec votre produit spécifique.
Tableau de dosage du glyphosate pour 5 litres d’eau
Ce tableau guide les concentrations les plus répandues.

| Concentration du produit | Cible : Herbes annuelles (faciles) | Cible : Herbes vivaces / ronces (difficiles) |
|---|---|---|
| Produit concentré à 360 g/L | 125 ml | 250 ml |
| Produit concentré à 720 g/L | 65 ml | 125 ml |
| Ces dosages sont des estimations. Référez-vous impérativement à l’étiquette de votre produit. 1 cuillère à soupe ≈ 15 ml. | ||
Roundup : dosage pour 1 litre et pour 10 litres (conversion rapide)
Vous n’avez pas un pulvérisateur de 5 litres ? Normal.
Prenez le tableau comme base, et convertissez. C’est mécanique, pas magique.
Avec un produit à 360 g/L :
- Pour 1 litre : 25 ml (herbes annuelles) à 50 ml (vivaces / ronces)
- Pour 10 litres : 250 ml (herbes annuelles) à 500 ml (vivaces / ronces)
Avec un produit à 720 g/L (deux fois plus concentré) :
- Pour 1 litre : 13 ml (annuelles) à 25 ml (vivaces / ronces)
- Pour 10 litres : 130 ml (annuelles) à 250 ml (vivaces / ronces)
Ces repères sont la traduction directe du tableau. Et ça ne change pas la règle : l’étiquette du bidon reste la seule feuille de route.
Pour un produit deux fois plus concentré, on utilise deux fois moins de dose. Logique. Le dosage précis est la clé.
Roundup Pro, 365… chaque formule a sa propre logique
Les marques comme Roundup Pro ou Dual Action ne sont pas que du marketing. Elles signalent des formulations spécifiques pour des usages ciblés.
Un « Poison Ivy » aura une dose recommandée plus élevée pour les plantes coriaces. La règle vous concerne : lisez toujours l’étiquette.
L’application : les règles d’or pour une efficacité maximale et sécurisée
Avoir le bon dosage glyphosate, c’est bien, mais l’appliquer correctement est encore mieux. Vous avez peut-être calculé votre dosage roundup au millimètre, mais un mélange parfait pulvérisé n’importe comment, c’est de l’argent et du temps jetés par les fenêtres.
La météo, votre meilleure alliée ou votre pire ennemie
Règle numéro une : pas de pluie annoncée dans les 6 heures suivant l’application. Si l’eau tombe trop tôt, elle rince le produit avant qu’il n’agisse.
Ensuite, le vent. Pulvériser quand ça souffle est une hérésie : le produit se disperse sur les plantes voisines que vous vouliez garder. C’est ce qu’on appelle la dérive.
Visez une journée douce, idéalement entre 12°C et 25°C, sur des plantes poussantes. En pleine canicule ou par temps froid, l’efficacité chute.
Votre équipement de protection : le minimum syndical non négociable
Manipuler un concentré se fait impérativement avec un équipement de protection individuelle (EPI). Ce n’est pas négociable, votre santé est en jeu.
- Des gants de protection résistants aux produits chimiques (nitrile).
- Des lunettes de sécurité pour protéger des éclaboussures.
- Des vêtements couvrants (manches longues, pantalon) et chaussures fermées.
- Un masque de protection si l’étiquette le recommande.
Après le traitement : le nettoyage du matériel, une étape à ne pas bâcler
Le travail ne s’arrête pas après la pulvérisation. Le nettoyage du pulvérisateur est capital pour éviter de contaminer d’autres zones plus tard ou d’endommager le matériel.
Ne jamais stocker le mélange dans des contenants en acier galvanisé ou non doublé. Une réaction chimique peut produire un gaz hydrogène inflammable.
La procédure est stricte : rincez 3 fois à l’eau claire et pulvérisez cette eau de rinçage sur la zone traitée. Ne videz jamais le fond de cuve dans les égouts. Le respect des consignes est important.
La loi, les alternatives et les précautions à long terme
On a parlé technique, mais l’usage de ces produits s’inscrit dans un cadre légal strict. Avant de vous lancer, voici quelques points essentiels à avoir en tête.
Que dit la loi ? l’interdiction pour les particuliers en France
Vous cherchez le bon dosage glyphosate ? Mauvaise pioche : depuis la loi Labbé de 2019, la vente et l’utilisation sont interdites aux jardiniers amateurs. Ces produits ont totalement disparu des rayons.
Seuls les professionnels titulaires d’un certificat Certiphyto peuvent encore l’utiliser sous conditions très strictes. Ressortir un vieux bidon du garage est donc illégal et vous expose à des sanctions.
Les alternatives sans substance de synthèse qui fonctionnent
Le glyphosate étant hors-jeu, quelles sont vos options ? Il existe heureusement des alternatives écologiques efficaces, même si elles demandent souvent un peu plus d’huile de coude.
Voici les solutions qui font leurs preuves sur le terrain :
- Le désherbage thermique : très efficace sur les jeunes pousses.
- L’eau de cuisson bouillante (pâtes, pommes de terre) : radicale sur les allées.
- Le vinaigre blanc ou le sel : à utiliser avec parcimonie pour ne pas stériliser le sol.
- Le désherbage manuel et le paillage : les méthodes les plus sélectives.
C’est une question de bon sens et de respect du voisinage, un peu comme savoir si l’on peut tondre la pelouse le dimanche.
Un œil sur la science : ce qu’on sait des impacts
Le débat sanitaire reste vif. Si l’EFSA en Europe a fixé une Dose Journalière Admissible (DJA) jugée sûre, la science continue d’avancer. On murmure parfois que les certitudes vacillent.
Des études récentes suggèrent que même de faibles doses pourraient impacter le microbiote intestinal. Cela renforce l’idée d’appliquer un principe de précaution et de limiter toute exposition inutile.
Finalement, le dosage idéal reste celui qu’on n’a plus besoin de calculer.
Puisque la loi interdit désormais ces produits aux particuliers, l’heure est aux méthodes naturelles. Eau bouillante ou désherbage manuel, vous avez l’embarras du choix pour entretenir votre jardin sans jouer aux apprentis chimistes.
La sécurité avant tout, non ?
FAQ
Faut-il vraiment augmenter la dose pour les ronces ou les plantes vivaces ?
Oui, absolument, car toutes les mauvaises herbes ne boxent pas dans la même catégorie. Une petite herbe annuelle est comme un château de cartes, facile à faire tomber avec une dose standard (souvent autour de 2 %). En revanche, une ronce ou un chardon, c’est une forteresse avec des racines profondes.
Pour ces plantes coriaces, il faut souvent doubler la concentration du mélange pour que le produit atteigne le système racinaire. Mais attention, « augmenter la dose » ne veut pas dire vider le bidon aveuglément : respectez scrupuleusement les dosages « vivaces » indiqués par le fabricant pour ne pas polluer inutilement.
Puis-je utiliser le reste de mon bidon de Roundup dans mon jardin ?
Si vous êtes un particulier en France, la réponse est claire et nette : non. Depuis la loi Labbé entrée en vigueur en 2019, l’utilisation, la détention et l’achat de glyphosate sont strictement interdits pour les jardiniers amateurs. Votre vieux bidon ne doit plus sortir du garage, sauf pour aller à la déchetterie.



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